Qu’est-ce que le récit OFPRA?

DOCUMENTATION CIMADE:

Le formulaire OFPRA doit être rédigé en français, accompagné de deux photos, de l’original du titre de voyage (passeport) et d’une copie de l’autorisation de séjour (sauf procédure prioritaire). Le délai de dépôt de la demande d’asile est de 21 jours en procédure normale, de 15 jours en procédure prioritaire et de 5 jours en rétention.

La toute première page du formulaire est celle où doit être daté et signé le formulaire. Y figure également l’information obligatoire que le dossier fera l’objet d’un traitement automatisé et avec le consentement du demandeur, un échange d’informations prévu par le règlement Dublin.

Les questions 1à 5 concernent des renseignements d’identité et de séjour en France. Y figurent  l’adresse, le numéro de l’APS (8 chiffres).
Les questions 6 à 9 concernent les renseignements familiaux. Elles commencent par la description exhaustive de la famille du demandeur (père, mère, frères, sœurs) puis des renseignement concernant les unions du demandeur de tous types (même le pacs).

Les questions 10 à 14 sont des renseignements personnels :  Autre point important : l’itinéraire et les lieux de résidence.

La question 15 porte sur les langues parlées par le demandeur La langue mentionnée est importante parce que l’entretien aura lieu en présence d’un interprète dans cette langue.

Le récit de vie

Il est encore obligatoire pour le demandeur de remplir (en français) les motifs de sa demande d’asile. Pourtant les officiers de protection de l’OFPRA s’appuient de plus en plus sur les éléments recueillis lors de l’entretien pour prendre leur décision.

Le récit de vie d’un demandeur d’asile doit comprendre les principaux éléments suivants

L’identité du demandeur
Le demandeur, pour quitter son pays ou éviter d’y être renvoyé peut s’inventer une identité voire donner une autre nationalité.

Les faits et  les craintes
Il s’agit avant tout de reconstituer une grille  d’événements  personnalisés.  Le plus simple est de le faire de manière chronologique en soulignant les éléments importants et de donner des explications. Il est utile, en particulier quand les faits sont espacés de plusieurs mois ou plusieurs années, de donner des éléments succincts de la vie du demandeur, même en l’absence de persécutions.

L’itinéraire
Par définition, un réfugié est quelqu’un qui fuit. Il faut donc essayer d’établir son itinéraire depuis son lieu de vie vers le pays d’asile. Cet itinéraire est parfois une part intégrante de son récit. Les demandeurs d’asile quittent leur pays de manières très diverses, par voie légale en passant une frontière avec un passeport ou une carte d’identité ou de manière irrégulière, en passant par l’intermédiaire de passeurs. Ils arrivent dans un autre pays où ils peuvent rester quelques mois ou plusieurs années.

Les craintes en cas de retour. Le demandeur doit préciser, le plus concrètement possible pourquoi il ne peut pas retourner dans son pays ou s’adresser à son ambassade. C’est l’élément déterminant.

Documents
LES DOCUMENTS NE SONT PAS OBLIGATOIRES pour une demande d’asile. Il n’y a pas de preuve de persécution.

Une fois le dossier rempli, daté et signé, et avec au minimum deux  photos, il faut l’envoyer en lettre recommandée à l’OFPRA. Il ne faut pas oublier de joindre le passeport s’il y a un et la copie du titre de séjour (sauf procédure prioritaire). C’est la condition pour que le dossier soit enregistré complètement.

OFPRA
201, rue Carnot
94136 Fontenay sous Bois CEDEX.
RER A Val de Fontenay

CONSEILS (donnés par des militants du droit des réfugiés):

1) Le récit OPFRA:
Il faut être très précis, fournir beaucoup de détails (par exemple : prénoms des protagonistes, heure des attaques , lieu, combien de temps ça a pris en voiture, nombre de personnes ….). Plus le récit est étoffé et précis sans contradiction, plus il apparaît probable et cohérent à l’OFPRA. Attention à la géographie, l’officier de protection peut poser des questions pour s’assurer de la cohérence. NE PAS « MENTIR », VERIFIER SES INFORMATIONS SUR INTERNET, CONSTRUIRE SON DISCOURS DE MANIERE COHERENTE: les informations sont abondamment vérifiées par les officiers OFPRA.
Le message à faire passer à l’OFPRA est: « j’étais en danger, c’est pour cela que j’ai fui » et pourquoi j’étais en danger; puis « si je repars je serai en danger« .

En fait, ce qui est très important dans la façon dont ils feront leur récit à l’OFPRA, c’est que les travailleurs de l’OFPRA et les avocats de la personne en question (si elle en a un bien sûr) soient capables de « prouver » (notamment par des articles de journaux) que retourner dans son pays la mettrait en grand danger. Mais attention, juste prouver que le Soudan (à titre d’exemple) est dangereux ne suffit pas, il faut que ce soit la région et même précisément la ville ou le village d’où est originaire la personne qui soit dangereuse (explosion de bombes, milices, exécutions…) et il faut que les journaux ou les documents en fasse état.

Il faut bien réfléchir à la raison qui est donnée:

  1. Ethnie;
  2. Nationalité;
  3. Religion;
  4. Politique

Et notamment : si on dit qu’on est menace du fait de son ethnie, il faut que le discours tienne vraiment car ils vont vérifier un minimum.

Sur la question de l’itinéraire emprunté: il s’agit d’être précis sur les dates d’entrées et desorties d’un pays à un autre tout en restant vague sur le reste . Et de savoir si c’est la première demande de la personne. Et enfin, si la personne ne peut pas prouver sa nationalité car elle n’a pas de papiers nationaux, ils peuvent pas la renvoyer.

Vous trouverez des informations des détails supplémentaires sur le récit OFPRA dans le fichier pdf suivant: Aide au récit OFPRA

Un autre fichier pourra vous être d’une grande aide: https://attachment.fbsbx.com/file_download.php?id=1007992265940431&eid=ASsylxAPxASgVck_Xxd-Sn2TkjEeMdvOhZPYPK4qY4tDY3THGPXk1KWn3tmCt5daPIw&inline=1&ext=1452172101&hash=ASvWQLU_TV8GR1CU

2) L’accompagnement à la préfecture:
La préfecture est souvent saturée et refuse alors de prendre dossier les dossiers; avec un accompagnement, il sera plus facile de faire « pression ».

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